
Remue-ménage sur le marché des centrex, naguère occupé par quelques spécialistes et par un Orange Business Services assez discret. SFR et Bouygues Telecom viennent en effet de lancer des offres, avec à la clé une véritable convergence fixe-mobile, qui constitue un argument de plus pour une formule synonyme d’externalisation complète.
Un opérateur de centrex héberge en effet une plate-forme IP-PBX mutualisée, fournit les terminaux et délivre des services à valeur ajoutée tels que des couplages avec différents types d’applications : gestion des contacts voire de CRM, pilotage des fonctionnalités téléphoniques, supervision et reporting. Par sa capacité à s’affranchir des contraintes de déploiement, le centrex est en outre particulièrement indiqué lorsque l’entreprise compte plusieurs sites et de nombreux utilisateurs nomades ou en télétravail.
En contrepartie, le centrex impose deux contraintes. Tout d’abord, l’entreprise doit abandonner l’infrastructure existante. Un choix pertinent uniquement si le PBX approche de sa fin de vie. D’autre part, elle doit accepter de prendre le risque – qui tend à s’estomper – d’une qualité et d’une continuité de service moindres. Quant au coût, facturé 15 à 30 € par mois et par utilisateur (selon que les communications nationales sont incluses ou pas), il n’est globalement pas synonyme d’économies.